THÈMES D’ATELIERS

Mon premier atelier d’écriture était consacré à l’écriture inclusive, qui refuse la préséance du genre masculin dans la langue française. Une première séance a eu lieu en mars 2018 dans la petite bibliothèque de village d’Esplas de Sérou, une deuxième le mois suivant en Médiathèque de Fabas, avec à chaque fois 8 à 12 écrivants et surtout écrivantes ; deux autres séances se sont tenues dans un cadre plus informel. J’ai hélas dû mettre en pause cette activité d’animation incompatible avec ma vie professionnelle d’alors. Devenu plus disponible, et parce que les enthousiasmes ou les crispations que suscite cette écriture sont toujours d’actualité, je recommence à proposer cet atelier qui s’est enrichi de l’expérience des premières séances. Une présentation plus complète est à découvrir ici.
Si vous vous étonnez que cette page ne soit pas intégralement rédigée en écriture inclusive alors même que je propose un atelier, vous en trouverez l’explication dans ce billet.

Je propose cette année un nouvel atelier qui porte sur la relation que l’on entretient avec les animaux élevés pour leur chair, leur lait, leurs œufs ou encore leur laine. J’animerai pour la première fois une séance sur ce thème le 31 mai 2020 * à Fourneaux (Loire) pour le compte de l’association Polyculture. On s’y intéressera surtout aux animaux que l’on élève et que l’on mange. Puisque l’atelier aura lieu dans une ferme, il devrait accorder, entre autres, une certaine attention à l’expérience des éleveurs. À chaque fois que c’est possible et pertinent, je souhaite tenir compte des lieux et du contexte.

D’autres thèmes sont à venir… On peut également m’en proposer. D’une manière générale, la diversité des formes de cohabitation entre sauvage et cultivé, les accords et tensions entre individu et communauté, mais aussi les différentes attitudes contemporaines face aux ambitions transhumanistes – augmentation des capacités humaines et lutte contre les phénomènes de vieillissement et de mort –, voire pourquoi pas la question épineuse du conflit existant entre liberté et sécurité, sont des thèmes qui pourraient me motiver. Néanmoins, il faut tenir compte du fait que la conception et la préparation de tels ateliers demande beaucoup de temps en termes de lectures, de réflexion, de création de propositions d’écriture… Je ne m’imagine pas animer un atelier abordant un thème pour lequel je n’aurais aucune culture !

Si je ne peux m’éparpiller dans les thèmes, je peux, en revanche, moduler un atelier en tenant compte du public, de la structure d’accueil, des retours issus de précédentes animations, ou simplement de nouvelles idées. J’ai toujours en stock plus de propositions d’écriture que je ne peux en proposer lors d’une séance ! Des collaborations sont également possibles. Par exemple, l’écriture inclusive peut rencontrer les arts visuels (qui regarde qui ?) ou la danse (qui guide qui ?).

 

* Malheureusement, l’atelier du 31 mai 2020 a finalement été reporté. Il devait se tenir lors d’une journée d’animations culturelles qui n’était pas possible à ce stade du déconfinement.