EN PRATIQUE

Lorsque l’atelier se compose d’une séance unique, la séance dure environ 2h30 et inclut à peu près trois propositions d’écriture (ou inducteurs) relatives à un même thème. On peut également envisager un cycle de deux ou trois séances (d’une durée de 2h) pour aller plus loin, voire une saison entière à condition de varier les thèmes. Une séance de 4h ou 6h (avec une pause repas !) est également possible.

L’effectif idéal est de 8 participants. J’ai animé une séance avec 12 personnes, qui s’est très bien passée, mais ce n’est pas l’idéal : cela tend à rallonger la durée de l’atelier, et certains participants ont tendance à rester en retrait lors des échanges.

Durant la séance

L’animateur fait une première proposition d’écriture, qui peut comporter un certain nombre de suggestions et/ou de contraintes, et qui peut éventuellement faire appel à un texte, ancien ou contemporain, comme source d’inspiration. Suit un temps d’écriture où l’on s’adonne au récit, à la poésie, ou à un genre plus descriptif ou épistolaire… Puis un temps de lecture où l’on donne à entendre son texte.

Durant les échanges suivant la lecture, on s’appuie sur ce qui émerge des textes, on n’hésite pas à réagir aux lectures des autres, quitte à faire répéter un passage durant la discussion. L’idée est de susciter une réflexion qui s’adosse davantage à la production poétique du groupe d’écrivants qu’à des arguments par avance, avec lesquels on se serait présentés, par exemple, à un débat traitant de la condition animale, de l’avenir de l’élevage paysan, ou encore de l’utilité de l’écriture inclusive.

En tant qu’animateur, je peux apporter des éléments de contexte, pourquoi pas des interrogations, et surtout tâcher de tenir le fil de l’atelier. Les temps de discussion sont forcément limités par la succession des propositions d’écriture. Ce n’est pas vraiment un souci, l’intérêt de l’atelier venant surtout de l’expérience du temps d’écriture et de l’écoute des textes des autres écrivants. La séance achevée, la réflexion se poursuivra en autonomie les jours suivants de façon plus ou moins diffuse.

Et ensuite ?

Il est possible de conserver un choix de textes, sur support numérique ou papier, ou de les exposer au sein de la structure d’accueil, voire d’en proposer une lecture publique.

Il n’est pas interdit d’organiser un débat sur le même thème quelques semaines ou quelques mois plus tard. Le débat a ses écueils et ses limites, mais ces ateliers n’ont pas vocation à le remplacer. Il s’agit de deux démarches complémentaires, qui peuvent trouver place au cours de la même saison.

Pour qui ?

Ces ateliers peuvent trouver place en bibliothèque, médiathèque, MJC, être accueillis par une association culturelle… la liste est ouverte. Ils s’adressent à un public adulte tout en pouvant s’ouvrir à des adolescents. Aucun « niveau » d’écriture n’est requis : on n’est seulement tenu d’avoir envie d’écrire et de faire preuve d’un minimum d’ouverture d’esprit.

Quelles sont mes conditions ?

Les premiers ateliers que j’ai animés l’ont été de manière bénévole. Néanmoins, au vu de la somme de travail que requiert la préparation d’un atelier thématique, je souhaite commencer à facturer mes prestations chaque fois que possible.

Je peux encore, dans certains cas (exemple : projet séduisant mais faibles ressources…), animer des ateliers de façon bénévole. Dans ce cas, je souhaite au moins être défrayé de mes frais de déplacement (quoique dans certains cas un bon repas chez l’habitant puisse aussi bien faire l’affaire !).